Bienvenue dans la rubrique VISUALISATION d'ActuAV.com.

 


Hollé, l'OLED !

On parlait depuis des années d'un type de dispositif afficheur qui devait être la révolution pour les écrans de télévision : les OLEDs. Des systèmes relativement simples, robustes, lumineux consommant peu. Samsung, Toshiba-Matsushita Display et Sony avaient présenté des prototypes ces dernières années. C'est Sony qui introduit le prmeir un écran OLED sur le marché japonais pour les fêtes de fin d'année.
François Luxereau

Certes le modèle XEL-1 reste de prétentions modestes : diagonale de 11 pouces (28 cm) et résolution de 960 x 540. Mais il ouvre une nouvelle voie plutôt qu'on ne le pensait.. Ceci signifie certainement que les processus de fabrication sont maintenant maîtrisés. . On ne sait pas encore quelle sera la durée de vie de ces écrans.... mais à l'époque du " tout jetable " est-ce encore un problème ?

PETIT RAPPEL TECHNIQUE

Comme les LEDs (Light Emissing Diodes ), les OLED (Organic Light Emissing Diodes) sont des dispositifs émettant de l'énergie lumineuse lors de la recombinaison d'un électron et d'un trou (un trou correspond à un défaut d'un électron dans une structure atomique). La différence essentielle est que LEDs sont constituées de matériaux minéraux alors que les OLEDs sont constituées de matériaux organiques.
Les premières réalisations utilisables(et les premiers brevets) concernant les OLEDs
datent de 1987, chez Eastman Kodak; il s'agissit alors de petites molécules organiques.
La société Cambridge Display Technology, issue de l'Université de Cambridge, a de son côté, au cours des années 90, travaillé sur des matériaux organiques en longue chaînes de type polymères.Une LED est une puce de semi-conducteur de faibles dimensions qui émet un rayonnement directif.
Les OLEDs sont constituées de molécules de matériaux polymères déposées sur un substrat (feuille de plastique transparent, plaque de verre) qui peuvent être de grandes dimensions. La multiplication des sources fait que le rayonnement est peu directif.


CONSTITUTION

L'OLED proprement dite comprend

- une anode transparente, en oxyde d'indium et d'étain, qui, lorsqu'elle est polarisée positivement, draine les électrons ou, selon la bonne vieille expression, produit des " trous "
- une cathode qui injecte des électrons dans le dispositif
- entre ces deux électrodes on trouve des couches de matériau organiques (polymères)
- la couche de conduction (conducting layer), souvent en polyaniline, transporte les trous depuis l'anode.
- La couche d'émission (emissive layer), souvent en polyfluorène, C'esr à l'intérieur de cette couche que se produit la recombinaison électron-trou. L'énergie résultant de cette recombinaison donne naissance à des photons source du rayonnement lumineux..
La couleur du rayonnement dépend de la fréquence des photons qui elle même dépend du type de molécules constituant la couche émissive. Afin d'obtenir une gamme de couleurs les constructeurs déposent plusieurs types de films organiques sur le même substrat..
- L'intensité lumineuse dépend de la tension appliquée entre les électrodes, elle peut être élevé, allant jusqu'à 1000 Cd/m2


FABRICATION
Les couches organiques sont appliquées sur le substrat par évaporation sous vide, par dépôt en phase gazeuse ou simplement grâce à des méthodes d'impression de type jet d'encre qui permettent d'obtenir facilement des structures matricielles en ligne et colonnes indispensables pour la création des pixels d'un dispositif afficheur


PROPRIETES

Ce sont des dispositifs auto-émissifs (ils n'ont donc pas besoin, comme les LCD, de systèmes de rétro-éclairage) qui délivrent une puissance lumineuse élevée avec un très bon rendement. La tension d'alimentation est faible, typiquement de 3 à 10 Volts. Ils offrent un rapport de contraste élevé ainsi qu'un angle de visionnement important, de l'ordre de 180 degrés dans toutes les directions (ceci est l'apanage des dispositifs auto-émissifs). Leur temps de réponse est très court, inférieur à la microseconde. Par ailleurs ils peuvent être utilisés dans une large gamme de température (jusqu'à une centaine de degrés Celsius) sans altération de leur fonctionnement
Les OLEDs sont de très faible épaisseur (quelques millimètres) et peuvent être déposés sur des supports flexibles (feuilles métalliques fines et souples ou supports plastiques) ce qui leur confère une grande robustesse aux chocs, d'où leur sucés depuis quelques années en tant qu'afficheurs dans les appareils nomades, notamment les téléphones et quelques appareils photographiques.
Les OLEDs à lumière blanche fournissent un éclairage plus uniforme que celui des tubes fluorescents et avec un rendement supérieur ce qui devrait leur ouvrir d'ici quelques années (on parle de 2010) une belle carrière dans l'éclairage domestique.

Les OLEDs ont quelques défauts techniques: une sensibilité forte à l'humidité ce qui impliques des précautions lors de la fabrication ainsi que pour l'étanchéité du "sandwich" ; une durée de vie faible, environ 20 000 heures pour les composants "vert" et "rouge" et moitié plus courte pour le bleu (ce qui ne présente pas d'inconvénients pour les téléphones...) Il ont également un défaut économique: la dépendance à des brevets... ce qui explique peut être qu'il ait fallu attendre 2007 pou voire apparaître les applications commerciales les plus intéressantes: les écrans de télévision..!


Date : 07/12/2007 Source: Rédac Auteur : FL Société: JPL

 
 
 
 
 
 
Cet espace est disponible pour vos liens commerciaux et vos publicités