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La Géode
numérique
| Laurent
Dondey, directeur général de la
Géode a présenté le 7 mars
dernier les nouveaux équipements numériques
de la grandiose salle..avec son écran hémisphérique
de 1 000 mètres carrés, ses 12 000
Watts de puissance sonore spatialisée,
et sa projection IMAX, |
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François
Luxereau
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Le
dispositif, dit Laurent Dondey, est celui de la multi-projection
numérique géante développé
pour permettre l'exploitation de films en 3D-relief,
de documentaires et films en haute définition,
de spectacles "musique et vidéo".
Plusieurs axes ont été
retenus :
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Géode HD : projection de documentaires
HD, ainsi que de courts ou longs métrages
d'animation
- Géode Satellite : développée
en partenariat avec Eutelsat,le projet prévoit
la retransmission en direct, par liaison satellite,
d'événements captés dans
le monde entier : finale de Roland Garros, Coupe
du monde de rugby, décollage d'Ariane à
Kourou
- Géode Live : présentation
dans la salle et sur scène des spectacles
vivants qui intègrent des images de toutes
provenances, exploitées dans le cadre d'un
concert ou directement retraitées, retravaillées
par des " artistes "
- Géode Evénements : ouverture
aux entreprises pour des Conventions, séminaires,
soirées de lancement, défilés
de mode..... |
Il s'agit donc de faire place aux nouveaux "contenus
alternatifs" qui constitueront le bonus des salles
de cinéma équipées en numérique.
On s'étonnera cependant de l'absence dans le
projet de toute référence à des
contenus plus en rapport avec la vocation de la Cité
des Sciences et de l'Industrie : Organisation de séminaires
et débats abordant des sujets scientifiques,
éthiques ou de société....
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Géode
3D-relief : Les champs d'application de la
3D-relief sont plus nombreux que jamais, dit Laurent
Dondey, suscitent un intérêt fort
du grand public, des amateurs de films d'animation,
de fictions, de jeux vidéo. |
C'est
aussi un outil de pédagogie par l'image mis
au service des professeurs, formateurs et publicitaires.
LA
TECHNIQUE
La projection est possible sur 400 mètres carrés,
un peu moins que la moitié de la surface totale
de l'écran. L'installation a été
réalisée par Barco, qui possède
un grand savoir-faire dans la visualisation 3D sur
grands écrans : les salles de simulation, de
planétarium,... Le système est composé
de 3 groupes de 2 projecteurs vidéo BARCO superposés
: 2 groupes pour la projection stéréoscopique,
3 projecteurs afin d'augmenter la qualité de
l'image.
Ces projecteurs de type "GALAXY 12HB+" sont
équipés des anciens modulateurs à
micro-miroirs DLP de résolution 1 400 x 1 050
au format 4/3. Ils disposent d'une puissance lumineuse
de 12 000 lumens ANSI grâce à une lampe
au xénon de 2,2 kW.
Chacun des 3 projecteurs diffuse une partie de l'image.
Ces trois parties se chevauchent sur les bords en
conduisant à une résolution totale horizontale
de 3 220 pixels . La résolution verticale est
toujours limitée à 1 050 lignes. Dans
les zones de recouvrement les trois images partielles
sont traitées par un système électronique
"edge blending" (fusion de bords).
Celui-ci diminue la luminosité des projecteurs
dans la zone de recouvrement afin qu'elle n'apparaisse
pas comme trop lumineuse par rapport au reste de l'image.
Il est bien évident que la géométrie
des trois images doit être parfaite. C'est le
logiciel "WARP6" qui assure cette qualité
en introduisant des pré-distortions prenant
en compte la géométrie de l'écran,
ici hémisphérique.
L'uniformité colorimétrique sur l'ensemble
de la surface doit également être parfaite.
Elle est assurée par le système "DYNACOLOR"
tandis que le système "GLD" (Gray
Level Definition) assure l'uniformité de
la gamme des gris.
La vison stéréoscopique ne pouvait être
obtenue par un système polarisant qui exige
un écran métallisé. Un système
alternatif (une trame oeil droit, une trame oeil gauche)
exige le port par le spectateur de lunettes actives
avec des obturateurs synchronisés à
cristaux liquides. Elles sont onéreuses et
nécessitent une alimentation. Les systèmes
anaglyphes (vert/rouge, vert/cyan ou vart/bleu pour
les lunettes) altèrent considérablement
la colorimétrie.
Barco a mis en place le système "INFITEC"
bien astucieux.
Il utilise des filtres interférentiels, assez
faciles à réaliser. Ils sont obtenus
par dépôt sous vide de très fines
couches (moins d'un nanomètre) superposées
de matériaux d'indice de réfraction
différents. Ces "sandwichs" donnent
naissance à des ondes lumineuses incidentes,
transmises et réfléchies qui créent
des systèmes d'interférences constructives
ou destructives selon les longueurs d'onde. De tels
filtres permettent de sélectionner une bande
de fréquences lumineuses étroite. Ils
sont largement utilisés en instrumentation
scientifique ainsi que pour les systèmes optiques
(filtres dichroïques, prismes séparateurs
des caméras vidéo...).
Les spécialistes de la vision se sont aperçu
qu'en synthèse additive RVB la largeur des
trois spectres primaires diffusés n'était
pas décisive quant à la perception colorimétrique.
(à condition que les fréquences émises
tombent dans la zone de sensibilité des trois
types de cônes de la rétine).
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.gif) |
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Image
stéréoscopique utilisant trois triplets
de couleurs primaires |
Le
procédé INFITEC met en oeuvre ces propriétés.
Chacun des trois faisceaux R,V,B d'un projecteur est
filtré en afin de constituer un sous-faisceau
destiné à l'oeil droit du spectateur,
celui du projecteur conjoint fournissant un sous-faisceau
légèrement décalé en fréquence
destiné à l'oeil gauche. Le spectateur
porte des lunettes passives équipées
des filtres interférentiels adaptés
à ces deux sous-faisceaux.
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Le résultat de l'ensemble de cette mise en
ouvre est remarquable.
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On regrettera que la résolution soit insuffisante
: un peu plus de 3 millions de pixels sur environ
400 mètres carrés quand l'image IMAX
(négatif de 69,6 x 48,5 mm en IMAX, contre
21,11 x 15,30 pour le 35 mm) en offre 10 fois plus
sur 1 000 mètres carrés. Quant à
la luminosité elle est également un
peu juste. Ces défauts pourraient être
minimisés par la mise en oeuvres de gammes
plus récentes de projecteurs (nouvelles matrices
2 048 x 1 080 et puissance lumineuse dépassant
20 000 lumens ANSI).
- Quelque chose me semble plus contestable, à
savoir la projection sur écran sphérique
d'images qui n'ont pas été tournées
à cet effet. L'écran "enveloppant"
ne s'apprivoise pas aussi facilement (choix des focales,
des axes de prise de vues, des mouvements de caméra...).
Un court de tennis avec des couloirs hyperboliques
et des lignes de fond de cour paraboliques est quand
même curieux à voir.
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