Quantel et la 3D

 
  Lors du salon IDIFF Quantel a présenté l'option «Stereoscopic 3D» de son système de post-production et d'étalonnage évolué Pablo. Dévoilée lors d'IBC 2007 à Amsterdam cette option ouvre des perspectives nouvelles quant à la réalisation de programmes 3D. Elle permet en effet d'éviter ou de corriger instantanément les artefacts habituellement rencontrés lors de la post-production 3D sur deux flux stéréoscopiques rendus indépendants.
 
François Luxereau
LA 3D UN MARCHE EN EXPANSION
Les programmes 3D sont aujourd'hui réservés, ou presque, à des domaines scientifiques techniques et médicaux ou aux parcs de loisir. N'oublions pas cependant que de nombreux films «en relief» ont été produits et exploités -tant bien que mal- dans les années cinquante aussi bien aux USA qu'en Union soviétique.
L'intérêt pour la 3D est aujourd'hui renouvelé, aussi bien parmi les producteurs de film (notamment à Hollywood) que parmi les gens de télévision.
La NHK diffuse une heure de programme 3D par jour, la NBA a décidé d'enregistrer les matchs de basket en 3D, il en sera de même pour les prochains jeux olympiques ; la plupart des fabriquants de téléviseurs ont sous le coude des modèles 3D (nous reviendrons sur ce sujet rapidement) enfin il est à signaler les caméras 3D «RED Paracam» et surtout «Fusion 3D» de Vince Pace et James Cameron sur une base de caméras HDCF 950 de Sony.


LES ARTEFACTS DANGEREUX

Les écueils de la post-production 3D sont nombreux ; ils provoquent des artefacts stéréoscopique qui engendrent travail excessif du cerveau du spectateur et une fatigue rapide.
En voici la liste des principaux :
  - Vues gauche et droite trop disparates notamment en luminosité ou en colorimétrie.
- Décalages verticaux, rotation, déformations géométriques, dus à de mauvais réglages mécaniques ou optiques.
- Défauts de synchronisme, «parallaxe temporelle»
- Excès de profondeur de relief résultant d'une erreur de convergence à la prise de vues ou d'une volonté excessive de spectaculaire.


LES SOLUTIONS QUANTEL

Ces défauts peuvent être maîtrisés, et c'est à cela que répond l'option «Stereoscopic 3D» dont voici les principales caractéristiques
  - ajustement par l'opérateur de manière interactive de l'effet stéréoscopique et de la convergence
- possibilité de comparer simplement les images des deux flux
- correction des effets de synchronisme (parallaxe temporelle)
- étalonnage individuel des deux flux
- correction de certains défauts géométriques
- correction manuelle par rotoscoping des artefacts locaux induits par des défauts de parallaxe géométrique
- édition simultanée des deux flux
- visionnage stéréoscopique temps réel immédiat du produit en cours de réalisation
Des «plus» qui devraient permettre des productions 3D de qualité.

Date :04/04/2008 Source: Rédac Auteur :FL Société: JPL

 
 
 
 
 
 
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