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Cette offre est poussée par trois facteurs,
indique Luc Héripret :
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une forte demande des utilisateurs pour des services
haut débit (dans lesquels il faudra intégrer,
-mais c'est un autre sujet- des applications médicales,
commerciales, ainsi que le travail à domicile)
- la généralisation des réseaux
ADSL, ADSL2+ et sans doute, à court ou
moyen terme, FTTH (Fiber To The Home à
100 Mb/s)
- la dérégulation des services de
télécommunication qui a encouragé
l'arrivée de nouveaux compétiteurs
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Les
opérateurs de télécommunication,
surnommés dans le jargon les "telcos",
sont confrontés à une baisse de leurs
revenus traditionnels dans la téléphonie
et doivent proposer de nouveaux services afin de développer
leur chiffre d'affaire par abonné (ARPU, Average
Revenue Per User) et de fidéliser les usagers
et de "vendre de la connexion".
L'accès aux programmes vidéo par la
prise téléphonique est un levier essentiel
dans ce but avec le slogan affiché "any
service, anywhere, anytime, any format, any network"
Les
services IP-TV s'implantent un peu partout dans le
monde. Les opérateurs "historiques"
ont souvent été à l'initiative
de ce démarrage. Hong Kong est la figure de
proue avec près de 650 000 abonnés ce
qui lui donne le taux relatif d'installation par habitant
le plus élevé du monde, mieux que la
Corée, qui est pourtant la référence
mondiale dans le haut-débit. L'Europe est en
phase d'équipement rapide, notamment en France
avec plus de 600 000 abonnés et 7 opérateurs
(Orange, Free, Neuf, Alice, Tele2, Club Internet,
AOL) devenus récemment 6 avec le regroupement
AOL-Neuf Telecom. Les USA sont en retard avec moins
de 100 000 abonnés ; il est vrai que les réseaux
câblés ainsi que la distribution par
satellite y sont largement développés
et, dit-on, que leur implication étroite avec
Microsoft dans ce domaine n'a pas été
une réussite !
Il
s'agit d'un marché de masse (avec 10 millions
de foyers rapidement éligibles en France) pour
lequel les opérateurs désirent rompre
avec le modèle gratuit proposé par Internet
et cherchent à établir des partenariats
avec les créateurs de contenus.
L'architecture
L'accès des usagers au service s'effectue grâce
à un modem-routeur (home gateway) un décodeur
(set-top-box) au nom élégiaque, Machin-box
ou Truc-box.....
Les services ont commencé en 2003 avec MaLigneTV
de France-Telecom avec un débit de 3,5 Mb/s
en MPEG-2 qui est en train d'être progressivement
divisé par deux avec l'utilisation de MPEG-4
. Des services HD (débit compris entre 6 et
12 Mb/s) ont été lancés en 2006.
En 20078 devraient se généraliser des
services Haute Définition à 6 Mb/s.
L'architecture
d'une plate-forme IPTV, comme la plate-forme Smartvision
de Thomson, est complexe. Elle doit en effet assurer
simultanément
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la communication avec l'usager via un DSLAM (Digital
Subscriber Line Access Multiplexer) la ligne
téléphonique et la Machin-box,
- la communication avec les chaînes de télévision
qui inclut la protection des contenus ainsi que
la gestion des droits par un contrôle d'accès
comme Viaccess,
- la communication avec le fournisseurs de programmes
VOD (Video On Demand),
- la communication avec les systèmes d'information
et de gestion de l'opérateur. |


Quels services ?
Dès lors que l'on dispose d'un haut débit
il faut créer de nouveaux services qui le justifient
et en tout cas qui fassent la différence avec
les offres concurrentes.
On connaît les grands classiques : réception
d'un bouquet de chaînes après payement
(PPV Pay Per View sous différentes formes
: abonnement mensuel, payement à la séance...),
programmes à la demande (VOD Video On Demand)...
Les opérateurs ainsi que les industriels concernés
par les plates-formes ou les terminaux domestiques
envisagent (comme TiVo aux USA) d'autres services
considérés comme à valeur ajoutée.
Chez Thomson on parle d'expérience "Rich
IPTV", comme on parle de Rich Media, accessibles
interactivement à partir de la télécommande.
Des guides de programme intuitifs, une fonction "zaplist"
avec PiP (Picture in Picture), un accès simple
à des informations de service (météo,
sans doute cours de la bourse et PMU...), la fonction
NPVR (Network Personal Video Recorder) qui
permet, grâce à un clic sur la télécommande,
d'enregistrer les programmes sur le site de l'opérateur
et non plus sur un disque dur local (de capacité
nécessairement limitée), l' "instant
messaging" qui fait apparaître l'identification
d'appels téléphonique ou des listes
de contact...sont des pistes en cours d'évaluation.
Si la technique semble au point, les nouveaux usages
ainsi que les modèles économiques semblent
encore un peu flous.
"Quelle durée, pour qui et comment ?",
cette interrogation prononcée au cours de cette
réunion, par ailleurs passionnante, est à
méditer.
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