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Le 11e Festival International du Son Multicanal (FISM)
 
Recommandations, contrôle de loudness, production et diffusion en HD et multicanal : on n'en est plus aux vœux pieux et à l'espoir d'un futur numérique : il est là et bien là. La TNT arrive en HD, accompagnée d'un son pouvant enfin rivaliser avec ceux du DVD et du cinéma.
 
Klaus Blasquiz (photos de l'auteur)
Parallèlement à l'ouverture du triple salon Siel-Satis-Le radio, se déroulait ce lundi une journée où tous les participants, intervenants compris, ont partagé certes nombre d'informations et d'expériences mais aussi ont pu apprendre quantité de choses, comme le précisait l'organisateur de l'événement, l'acousticien Christian Hugonnet (photo) : "J'ai appris par exemple qu'il fallait considérer les capacités auditives des plus anciens d'entre nous, qui ne sont plus celles de leurs cadets".

Loudness ?

Tous réunis à l'auditorium d'Eutelsat, où Olivier Milliès-Lacroix, le directeur commercial d'une entreprise qui fête aujourd'hui ses 25 ans d'opération, accueillait les "congressistes" du son multicanal, nous avons d'abord déploré l'absence du pittoresque Victor Jachimowicz, qui était remplacé au pied levé (et de main de maître !) par Jean-Pierre Lacotte, du HD Forum. Ce dernier se chargeait de faire le point, à partir des travaux dudit Jachimowicz, sur les équipements domestiques disponibles permettant de capter la HD sur la TNT, le satellite ou la radio numérique, et donc le son multicanal numérique qui lui est associé. Le nombre des stations de radio en province va ainsi doubler du fait de l'arrivée de ces nouveaux formats de diffusion.
Venait ensuite le directeur des technologies du Conseil Supérieur de l'Audiovisuel, Gilles Brégant, très occupé en ce moment, qui lui aussi affirmait que la HD était synonyme de multicanal. Tout comme Jean-Pierre Lacotte, Gilles Brégant est en effet actuellement consulté par l'Elysée et le gouvernement en préparation du déjà fameux Plan Numérique de 2012, date à laquelle tout ou partie de l'analogique en broadcast est censé laissé la place au numérique.
Notre très précieux Alain Besse, ingénieur à la CST est ensuite venu faire le point sur les différentes recommandations CST/FICAM/HDFORUM, notamment en matière de format et de niveaux. Lui succédait Tony Spath, le vice-président pour le Broadcast International aux Laboratoires Dolby, qui mettait l'accent sur l'utilité des méta-données, et sur le fait qu'il fallait apprendre à en fournir, notamment pour ce qui concerne le niveau dialogue ou le Loudness.
Un sujet traité également par Gerhard Spikowski, ingénieur à l'Institut Für Rundfunktechnik (IRT), qui nous traçait un panorama complet de ce qui existe sur le marché en matière de lecture et compréhension dudit Loudness. C'est-à-dire : le niveau moyen pondéré des programmes en PPMmax, QPPMmax, LSMaverage. Comment obtenir ces données (et autres paramètres relatifs), et respecter ainsi les règles ou recommandations édictées par les organismes de régulation et de contrôle de l'audiovisuel ?
Après un petit break bien mérité, c'était au tour d'Helmut Wittek, de Schoeps GmbH, de faire le point sur la plupart des méthodes de captation en multicanal, et notamment celle prisée par le constructeur d'outre-Rhin : le double MS.
Cette matinée bien remplie était bouclée par une excellente présentation de l'Autrichien Florian Camerer (ORF), ponctuée de magnifiques vidéos musicales, qui passait en revue les avantages d'une production en HDTV au format 5.1. Il nous invitait à rejoindre l'IUT Group P/LOUD, qui travaille à l'élaboration de recommandations au niveau mondial.


Florian Camzerer (ORF)
Pionniers en Asie
L'après-midi, après une table ronde très animée réunissant les représentants des diffuseurs (TF1, France 2, Arte, Canal + et M6) c'était au tour du très attendu Kimio Hamasaki de la NHK (photos) de faire le point sur son expérience et ses expérimentations en matière de télévision Ultra Haute définition, avec un son du même métal et même extrême en matière de multicanal puisqu'il s'agit de rien moins que de 22.2 ! Cet ingénieur de haute volée faisait également le point sur le broadcast en numérique au Japon, qui ne date pas d'hier, Japon qui va lui aussi à terme supprimer toute émission en analogique, et même bientôt en SD !